Portfolio : photos, actualités, mots rares, écrits…

Cartémêlo – le jeu des voyelles – 5 mai 2019

Texte : Pascale Cormier – Illustration : Mélody Lefebvre

Forum des métiers au collège – 28 mars 2019

Le lecteur-correcteur : un détective à l’affût des coquilles

Qu’est-ce qu’un lecteur-correcteur ?

Le lecteur-correcteur est à l’affût de la coquille orthographique et typographique, de l’erreur grammaticale, de la virgule inattendue ou omise, de l’information incohérente ou anachronique. Le lecteur-correcteur qui travaille dans la presse est appelé « réviseur » ou « secrétaire de rédaction ». Il rédige les titres, les chapôs, les légendes photos, les brèves, les phrases d’accroche. Il doit être réactif et créatif. On lui demande de rechercher des images (recherche iconographique) afin d’illustrer les articles. Il corrige aussi les fautes et vérifie toutes les informations (noms propres, dates, citations, etc.). Il peut corriger sur papier ou en environnement informatisé (Word, PDF, In Design), et doit maîtriser les outils informatiques. Le lecteur-correcteur travaille dans l’édition, dans la presse, dans les agences de communication, dans les organismes d’enseignement à distance, dans le service communication d’une grande entreprise…

Forum des métiers

 

Rencontre du 26 mars 2019

Crisco – journée portes ouvertes – 14 mars 2019

Printemps de la typographie – 21 février 2019

Rencontre du 19 février 2019

Rencontre du 22 janvier 2019


La Librairie Les Champs Magnétiques (Paris 12e) organise une rencontre exceptionnelle avec Hugues Pradier, directeur éditorial de la collection, et Jean-Michel Déprats, codirecteur de l’édition et principal traducteur des Œuvres complètes de William Shakespeare dans la Bibliothèque de la Pléiade, le 22 janvier à 19 h 30.

William Shakespeare

Mag n°1 L’Auto-édition & Nous – 17 janvier 2019

L’auto-édition en bref : création, édition, diffusion

Création
Écrire — au sens de raconter des histoires, imaginer, témoigner, se livrer, conseiller — est pour beaucoup une passion, et même pour certains un besoin vital. Dès lors, taper des mots et former des phrases sur le clavier puis glisser son texte dans un dossier, ou coucher des lignes sur le papier puis ranger son cahier dans un tiroir à l’abri des regards, ne peut être en aucun cas la volonté d’un auteur. En effet, pour donner le jour à son récit, l’auteur a puisé dans son imagination, travaillé son écriture, soigné son style et mis toute son énergie au service de sa plume. Il croit en son projet et garde en lui le désir secret de diffuser son manuscrit et d’être lu par le plus grand nombre.

Édition
Au dernier mot écrit, l’auteur lève la tête et sent au-dessus de lui une ombre tutélaire. Celle de l’éditeur à qui il souhaite présenter son manuscrit. Aussi, il se renseigne, repère sur Internet les maisons d’édition dont le catalogue correspond au genre littéraire qui est le sien et adresse le fichier par courrier ou par mail accompagné d’une petite présentation. Ensuite, il patiente et reprend le cours de sa vie avec dans un coin de sa tête cette petite ampoule clignotante qui lui rappelle qu’il espère un message. Parfois, le « comité de lecture » qui se réunit chez l’éditeur donne son approbation ; le livre est fabriqué et l’auteur signe le contrat de publication. Souvent, le manuscrit n’a pas convaincu et est renvoyé à l’expéditeur. Mais il arrive que l’auteur (qui pendant des semaines a écrit seul et est très attaché à son manuscrit) décide dès le début de ne pas contacter d’éditeur ; il peut aussi, après un refus, souhaiter poursuivre l’aventure en solo en fabriquant son livre par ses propres moyens. Il opte pour l’auto-édition et s’engage à suivre une à une les étapes de la chaîne du livre qui forment le processus de fabrication :
– relecture-correction ;
– mise en page ;
– maquette, couverture ;
– choix du titre ;
– quatrième de couverture ;
– impression ;
– ISBN ;
– diffusion.

Diffusion
Le manuscrit est devenu un livre. L’auteur commence par parler de son œuvre autour de lui ; proches, amis, collègues sont autant de lecteurs potentiels et transmetteurs de la bonne parole ! Bien sûr, il existe, pour promouvoir un ouvrage, de nombreuses plateformes Internet dédiées à l’auto-édition. Il est facile de présenter son livre sur les réseaux sociaux auprès de groupes ayant le même intérêt et pourquoi pas auprès de sites professionnels. N’oublions pas les influenceurs et les blogueurs, lecteurs curieux et avides de nouveautés qui, reconnaissant la qualité de l’ouvrage que l’auteur aura pris soin de leur adresser, le mettront en lumière.

Le parcours de l’auto-édition n’est pas si difficile quand on est habité par une belle motivation et qu’on s’applique à remplir les différentes étapes qui conduiront à la diffusion de l’ouvrage. D’autant plus que de nombreux conseils sont accessibles sur Internet et que les professionnels des métiers techniques sont disposés à soutenir les auteurs qui choisissent l’auto-édition. Finalement, l’ouvrage sera publié grâce à la détermination de son auteur. Celui-ci ne devra son succès futur qu’à lui-même !
Pascale Cormier
Le Coin de l’auto-édition – Le Mag n°1 – 17 janvier 2019

Galerie

Librairie canadienne à Paris
Trois librairies à La Havane
Sculpture à Bâle
Journée des correcteurs à Nantes
Conférence de Ta-Nehisi Coates au musée Dapper pour Une colère noire
Rencontre avec Jake Adelstein pour Tokyo Vice
Forum des métiers – Le correcteur
Collège Haut-Mesnil, Montrouge

Atelier d’écriture

Proposition d’écriture
Inventez un récit contenant les mots : librairie – étagère – sœur – adolescence – fumer – boire – médiocre.

Texte de Julie
« Chère sœur,
Voilà si longtemps que je ne t’ai pas écrit. Mon voyage se passe à merveille. En ce moment, je loge dans une petite maison près d’une rivière. Elle a été construite dans les années 1950, entièrement en bois. Comme chez grand-mère, une immense étagère longe le mur de la maison. De grandes baies vitrées permettent un point de vue magnifique sur la rivière. La maison est un peu isolée de la ville. Je dois prendre la voiture pour me rendre à la librairie où je travaille. J’ai trouvé un petit boulot, je ne travaille que quinze heures par semaine. Ce rythme de travail est pour moi idéal car il me permet de continuer à écrire mon livre. J’ai arrêté d’écrire pendant cinq mois. Je n’avais plus d’inspiration, c’était médiocre.
Tu dois te demander comment je peux vivre en travaillant si peu… Quelques heures par semaine, je donne des cours de français à deux jeunes filles. En sortant, je suis très fatiguée, elles sont en pleine crise d’adolescence et ont du mal à se concentrer (comme nous quand nous avions leur âge).
Je ne peux pas t’écrire plus longtemps, le facteur va passer et il me reste peu de temps pour fumer une cigarette et boire mon café avant d’aller travailler.
Ta chère sœur »

Texte de Théo
« Un après-midi d’automne, alors que les feuilles tombaient une à une sur la route humide du boulevard Saint-Michel, je décidai d’aller puiser quelque inspiration dans les bouquins d’une bibliothèque. En cette fin de journée, la luminosité diminuait au fur et à mesure que je descendais l’artère parisienne.
Longeant les vitrines illuminées des boutiques, je perçus à travers les vitres embuées d’un bistrot l’effervescence qui y régnait. Je vis un serveur occupé, un ivrogne accoudé au bar, deux amis hilares après avoir bu une gorgée de leur médiocre café au lait. Je continuai ma route, arrivant bientôt à la place Saint-Michel balayée par le vent.
Je décidai de fuir les bourrasques et me dirigeai vers la librairie anglaise Shakespeare and Company située à deux pas de la cathédrale Notre-Dame. Je profitai de l’étroite rue piétonne pour m’abriter du vent malin et allumer une cigarette. La flamme de l’allumette me réchauffa les doigts et je repris ma marche en direction de la rue Saint-Jacques.
Une fois arrivé devant la librairie, je contemplai l’architecture du quartier. Les filaments des lampadaires s’allumèrent un par un ajoutant splendeur et magnificence à ce tableau éphémère. À l’intérieur, tout en observant les innombrables livres posés sur les étagères, je me demandai si ma sœur, en pleine crise d’adolescence, n’avait pas besoin d’un ouvrage sur l’histoire de France ou sur la littérature. Elle avait une moyenne de sept sur vingt et tourmentait mon père qui ne comprenait pas sa désinvolture. »

Mot rare

Paradisier grand-émeraude : oiseau présent dans les forêts de Nouvelle-Guinée. Il est muni de grandes plumes ornementales et porte des couleurs allant du blanc au noir en passant par le brun et le jaune d’or.